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Etude monographique du 0,50F Marianne de Béquet
Sa naissance, sa production, son utilisation postale

Ce site philatélique donne toutes les informations connues sur le timbre 0,50F Marianne de Béquet en les illustrant.

Timbres imprimés sur les presses TD3
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Principe de l’impression sur les presses TD3

Les presses Taille-Douce 3 couleurs (TD3), mises au point par Chambon en 1929, permettent d’imprimer au maximum trois couleurs au cours de la rotation d’un cylindre cliché grâce à trois encriers. Le cylindre cliché est constitué de 3 coquilles (en laiton ou en acier) vissées sur le cylindre d’impression. L’encre est transportée sur la partie de la gravure à colorer par un rouleau en matière plastique (le rouleau toucheur) dont la circonférence est égale à la longueur d’une feuille de timbres. Ce rouleau est découpé à la main pour présenter sur son pourtour des parties en relief dont l’encrage doit assurer celui des parties en creux correspondantes du cliché. Remarquons que pour la Marianne de Béquet à 0,50F, qui est monochrome, un seul encrier est nécessaire. Dans ce cas, le rouleau toucheur ne sera pas découpé.

Sur les rotatives TD3, le papier gommé est déroulé d’une bobine puis humidifié avec un rouleau en polyuréthane maintenu mouillé. Le papier passe ensuite entre le cylindre cliché, encré et essuyé en surface, et un rouleau presseur. Les trois couleurs sont donc imprimées ensemble au cours d’une seule révolution de cylindre.

Sont ensuite imprimées en typographie et sur une marge les inscriptions de service (numéro comptable, indicatif de la machine et date). La rotative effectue ensuite la perforation, le massicotage et la réception en paquets de 100 feuilles. Il faut noter que du papier de soie anti-macule est ajouté aux feuilles imprimées. Les deux feuilles (soie et papier imprimé) sont perforées et massicotées ensemble et, en bout de chaîne, il faut séparer à la main, feuille après feuille, le papier de soie et les timbres imprimés (ce qui est coûteux pour des timbres d’usage courant).

schéma de principe d’une presse TD3

Sur les presses TD3, la dentelure est réalisée grâce à un peigne constitué d’une rangée horizontale d’aiguilles de la largeur de la feuille de timbres et de 11 rangées latérales. Le peigne fonctionne à l’emporte pièce avec un mouvement alternatif et oscillant.

principe de la perforation des timbres sur TD3 par peigne

Impression des feuilles TD3

principe d’impression d’une feuille sur TD3

 
 
 
 
 
 
 
 
 

La figure ci-contre montre le schéma d’impression sur une presse TD3.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Un cylindre imprime trois feuilles de 100 timbres poste couchés, du bas vers le haut. La première feuille est repérée par 2 traits sous le 100ème timbre, la suivante par 1 trait et la dernière n’a pas de repère (il faut noter que les feuilles TD3 ne possèdent pas de repère électronique, contrairement à ce qui se passe pour les feuilles provenant des presses TD6). Une feuille mesure environ 280 mm en hauteur et 290 mm en largeur. Les marges latérales sont blanches et non dentelées ; les marges haut et bas ont une largeur de deux timbres et possèdent des guillochis.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Le numéro comptable de la feuille est situé sous le 91ème timbre, l’indicatif de presse TD3-x sous le 96ème timbre et la date, située sous le 100ème timbre, est parallèle au grand côté du timbre.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Voici pour illustrer le schéma ci-dessus 3 coins datés de 8 timbres imprimés sur la presse TD3-1 le 21.1.71 avec respectivement 2 traits, 1 trait et aucune marque :

 

CD8 du 7ème tirage sur TD3-1 du 21.1.71 avec 2 traits

 

CD8 du 7ème tirage sur TD3-1 du 21.1.71 avec 1 trait

 

CD8 du 7ème tirage sur TD3-1 du 21.1.71 sans marque

 

On peut voir ci-dessous la photo d’une feuille TD3 du 0,50F Marianne de Béquet obtenue sur la presse TD3-1 :
 

feuille de 100 timbres produite sur la presse TD3-1

 

Les timbres produits sur presse TD3

Introduction

Suite à la forte demande liée aux envois de cartes de vœux début 1971, deux tirages d’appoint furent réalisés sur les presses TD3 (en plus de ceux produits sur les sept presses TD6) à l’aide de deux cylindres. Nous allons montrer les traits caractéristiques de chacun de ces cylindres, puis nous illustrerons ces deux tirages.

Traits caractéristiques des cylindres utilisés sur les presses TD3

Marques 1 et 2 traits associées aux cylindres des feuilles TD3

 

cylindre
marques 1 trait et 2 traits
E


 

F


 

Tirages réalisés sur les presses TD3

7ème tirage, sur la presse TD3-1

 

  • du 8.1.71 au 3.2.71, avec le cylindre F ;
     
    CD8 du 7ème tirage sur TD3-1 avec 2 traits

     

    CD8 du 7ème tirage sur TD3-1 avec 1 trait

     

8ème tirage, sur la presse TD3-5

 

  • du 7.1.71 au 20.1.71, avec le cylindre E.
     
    CD8 du 8ème tirage sur TD3-5 avec 2 traits

     

    CD8 du 8ème tirage sur TD3-5 avec 1 trait

     

Lettres avec un timbre issu de TD3

Voici enfin plusieurs lettres avec timbre issu d’une presse TD3, montrant les particularités de ces timbres :

Lettre avec un timbre issu de presse TD3.
Au survol de cette image avec la souris, on fait apparaître un agrandissement (fois 10) du timbre montrant l’accumulation d’encre sur la gauche du timbre.

 

Lettre avec un timbre issu de presse TD3 tenant à marge droite (une seule dent dans la marge).
Au survol de cette image avec la souris, on fait apparaître un agrandissement (fois 10) du timbre montrant la présence d’une seule dent dans la marge.

 

Lettre avec 1 timbre issu de TD3 tenant à guillochis (bord de feuille)

 

Les timbres des cours d’instruction

Les timbres des cours d’instruction, créés en 1911, sont des timbres destinés à la formation du personnel postal. Au départ, il s’agissait de timbres d’usage courant surchargés ANNULÉ puis SPECIMEN. À partir de 1931, ce sont des timbres spécifiques (souvent appelés timbres fictifs) qui ont été utilisés. Jusqu’au milieu des années 1960, ces timbres fictifs étaient de même format et de même couleur que les timbres-poste en cours (c’est encore le cas pour la Marianne de Cheffer verte à 0,30F). Ce n’est plus le cas après, donc en particulier pour la Marianne de Béquet à 0,50F. On peut voir ci-dessous un bas de feuille d’un timbre imprimé sur la presse TD3-10 en 1972, de valeur 0,50F et qui correspond au type Marianne de Béquet à 0,50F, bien que n’ayant ni le même format ni la même couleur :
 

bas de feuille de 20 d’un timbre fictif à 0,50F de 1972

 

lettre recommandée avec un timbre à 0,50F du cours d’instruction de Châlons sur Marne

 


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